Enfant2rue Dans la famille

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Posté le: Dim Aoû 26, 2007 11:52 am Sujet du message: L'influence américaine |
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Le rap devient visible en France ? partir de 1984 en ?tant diffus? par les nouvelles radios libres, puis par la t?l?vision, notamment avec l'?mission H.I.P. H.O.P. pr?sent?e par Sidney sur TF1.
Le hip hop devient rapidement tr?s populaire en France, cependant les jeunes fran?ais se portent alors plus vers la danse, appel?e ? l'?poque le ? smurf ?. Richy (Nec Plus Ultra) et Lionel D, que l'on pr?sente souvent comme les tout premiers rappeurs fran?ais, sont totalement inconnus. Le premier album de Dee Nasty, Panam' city rappin, autoproduit, passe inaper?u. Quelques liens discographiques sont discr?tement ?tablis entre Paris et New York : Le Wild Style et World Destruction, du groupe Time Zone, produits par Bernard Zekri, ? l'?poque journaliste d'Actuel, Od?on, qui restera un certain temps au top 50, chant? en fran?ais par B-Side et Bernard Fowler. Quelques ? tubes ? tr?s grand public lorgnent vers le rap : Chacun fait ?'qui lui plait (Chagrin d'amour, 1981), Je suis de bonne humeur ce matin (Tristan), Paris Latino (Bandolero, entrecoup? par un rap de Gary ? Gangster beat ?, qui appara?tra aussi sur le Under Arrest de Serge Gainsbourg), ou vers la culture Hip-hop : Wally boule noire (Fran?ois Feldmann), Street Dance (Break machine), produit par Jacques Morali. La maison de disques Barclay lance Johnny Go et Destroy Man dans une veine qui se veut gentillement ? m?chante ? avec le maxi On l'balance (1986), dont le visuel est dessin? par Tanino Liberatore.
C'est ? la fin des ann?es 1980 que le rap fran?ais appara?t avec les premiers freestyles de NTM, Assassin, MC Solaar en direct dans l'?mission Deenastyle, pr?sent?e par Dee Nasty sur Radio Nova. Le rap fran?ais na?t donc avec un ton revendicatif et des textes ?voquant le racisme, la pr?carit?, le ch?mage ou la violence ; des th?matiques plus inspir?es de Public Enemy que du rap festif.
Le premier succ?s grand public survient avec le groupe belge Benny B. en 1990. Si le tube Mais vous ?tes fous n'a de rap que la forme (aucun contenu contestataire ou revendicatif), il n'en repr?sente pas moins la premi?re incursion significative de cette musique dans le paysage musical francophone. Cependant, c'est surtout avec des compilations que le rap fran?ais va ?clore. Ainsi Virgin sort Rapattitude qui contient toute la premi?re g?n?ration de rappeurs fran?ais et qui se vendra ? 100 000 exemplaires. Les succ?s de Peuples du monde de Tonton David et Bouge de l? de MC Solaar marquent une nouvelle ?tape dans la banalisation du rap, qui sera consacr?e avec Le Mia de IAM et La Fi?vre de NTM, rappeurs engag?s auxquels ces morceaux festifs permettront de gagner une notori?t? nationale.
Au milieu des ann?es 1990, le succ?s retentissant de rappeurs provocateurs et revendicatifs issus des banlieues, dans lesquelles ils officient depuis des ann?es, est l'occasion d'un d?bat sur les conditions de vie dans cet environnement. Le coup de projecteur m?diatique n'apporte malheureusement aucune solution et l'?change entre les banlieues repr?sent?es par les rappeurs et la classe politique tourne au dialogue de sourds, comme lors d'une ?mission t?l?vis?e durant laquelle le d?put? RPR ?ric Raoult demande au groupe NTM combien de ? thunes ? ils ont r?investi dans leur quartier. Le mouvement hip-hop est profond?ment ancr? dans ce milieu social et le rap est la premi?re expression musicale qui en est issue. Son succ?s provoque un v?ritable ph?nom?ne de soci?t? : la jeunesse des banlieues red?couvre le plaisir de jouer avec la langue de manipuler les mots, les sons et les sens. Le rap devient une porte vers la r?ussite et la c?l?brit?.
La m?diatisation continue avec par exemple l'?mission Rapline sur M6 et l'apparition de magazines sp?cialis?s. Le rap commence ? vendre et devient plus dansant avec des groupes comme Alliance Ethnik, M?n?lik ou Doc Gyneco. Les textes ont un contenu social moins marqu? et donc plus acceptable par le ? grand public ?. Ainsi, avec le premier album de MC Solaar, qui offre une image plus douce et plus po?tique au rap, le courant obtient une reconnaissance critique et populaire et certains n'h?sitent pas ? ?voquer l'influence d'artistes respect?s tels que Serge Gainsbourg.
Le rap hardcore survit avec une musique plus violente et des textes d?crivant le v?cu des jeunes de banlieue avec des groupes comme le Minist?re A.M.E.R. et Tout Simplement Noir . Celui-ci appara?t au grand public ? l'occasion de l'? affaire NTM ? (cf. rap et justice ci-dessous).
Le rap conna?t alors un nouvel engouement aupr?s du grand public et de nouveaux groupes apparaissent comme Arsenik, la Fonky family ou M?nage ? 3.
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